LE SCAN SPORT - En dévoilant un logo rétro rappelant à certains internautes l’imagerie de l’Allemagne nazie, la franchise de NFL d’Atlanta a provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux

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Les Atlanta Falcons ne s’attendaient certainement pas à un tel accueil de leur nouveau logo. Ce mercredi, la franchise de NFL a dévoilé sur ses réseaux sociaux un visuel rétro à l’approche de son match face aux San Francisco 49ers, ce dimanche. Mais la publication a rapidement déclenché une polémique sur X. En cause, un faucon noir aux ailes anguleuses, sur un fond rayé rouge, blanc et noir. Une composition qui, pour certains internautes, rappelle l’imagerie de l’Allemagne nazie.

«Les Falcons se préparent à envahir la Pologne»

Pourtant, le dessin n’a rien de nouveau. Comme le rapporte The Guardian, il reprend l’ancien emblème des Falcons, utilisé dans les années 1960 et 1970. Un retour aux sources qui n’a pas empêché les internautes de se déchaîner. La publication a dépassé les 40 millions de vues sur X, accompagnée d’une avalanche de commentaires et de détournements.

«Je ne m’attendais pas à me réveiller ce matin et à voir les Falcons d’Atlanta se préparer à envahir la Pologne», ironise un internaute, cité par le quotidien britannique. Même la défaite historique d’Atlanta au Super Bowl 2017, lorsque la franchise avait laissé filer une avance de 28-3 face aux New England Patriots, refait surface. « Les Falcons menaient 28-3 à Dunkerque », plaisante un autre utilisateur. De quoi faire passer l’hommage aux années 1960 au second plan.

Est-ce que la polémique aurait pu être évitée ?

Aucune volonté de provoquer, assure Chris Creamer, historien spécialisé dans les logos sportifs. «Il n’y avait absolument aucune mauvaise intention», explique-t-il à NBC News. Reste une occasion manquée de calmer la polémique. « Ils auraient pu retirer la publication et en essayer une autre », estime l’historien, une fois les réactions devenues incontrôlables.

Sollicités par NBC News, les Falcons n’ont pas souhaité commenter la controverse.