PORTRAIT - A 36 ans, la judokate demeure «une amoureuse de son sport», qui se relève de tout, même du pire qu’elle a vécu avec sa non-qualification pour Paris 2024.
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L’histoire d’une vie en un instantané. Alors qu’elle se prête au jeu – qu’elle n’affectionne guère - des questions-réponses avec les journalistes au siège du Comité olympique et sportif français, Audrey Tcheuméo a le sourire. Comme sur la photo placée juste devant elle, prise au moment de son titre mondial en 2011 à Paris. Entre les deux, quinze ans d’une carrière faite de hauts flamboyants et de bas ô combien douloureux pour cette écorchée vive, au tempérament aussi attachant que potentiellement inflammable. Mais si certains de ses coups de gueule auraient pu être évités, ou adoucis, la judokate de 36 ans a cette qualité d’être entière, et de ne jamais se cacher. Excepté, donc, parfois, de l’exercice médiatique…
Pas de chance pour elle, l’esquive des micros tendus n’était pas au programme alors qu’elle s’apprête à prendre part à son 8e championnat du monde du côté de Bakou (Azerbaïdjan), le premier remontant au millésime 2010 à Tokyo. Tout un symbole de son parcours entre ombres et lumière…
