La Française, qui espérait décrocher un septième titre mondial à Bakou, affirme avoir «été nulle» lors de ses deux derniers combats, qui l’ont privée de podium.
Passer la publicité Passer la publicité
Comment analysez-vous votre compétition et cet échec ?
Clarisse Agbégnénou : C'est ce qu'on appelle complètement foirer. C'est nul, j'ai été nulle lors des deux derniers combats, vraiment, il n'y a rien à dire de plus que j'ai été nulle et que je m'attendais à me voir à un meilleur niveau. Je me sentais bien, pas de stress, franchement. Ce n'était pas la compétition que je devais gagner et c'est bien dommage parce qu'avec toutes les ressources que j'avais, j'ai été très, très nulle.
Vous aviez pourtant bien commencé la journée avec deux combats sérieux en 16es et 8es de finale ?
Il faut que j'analyse, je ne comprends pas. Après, je sais que c'est dur pour moi à chaque fois de me remobiliser quand je perds, mais là, je laisse passer une demi-finale qui était ouverte…
Cela ne remet toutefois pas en cause tout le travail accompli depuis votre retour de maternité ?
C'est bien dommage de se sentir comme ça et de laisser passer ça. Je n'ai rien à dire, je n'ai mal nulle part... Super, je peux rentrer chez moi maintenant ! C'est horrible de se dire que tout va bien et que ça ne passe pas.
Regrettez-vous d'avoir tenté ce pari sept mois après avoir accouché ?
Non, pas du tout, parce que je me sens bien. Mais ce n'est pas passé, malheureusement. Je ne saurais même pas dire si c'est tactiquement (que j'ai péché). Je pense qu'à la fin contre la Hongroise, oui, il fallait mieux bloquer, ou lui foncer dessus. Donc oui, forcément, il y a un truc tactique. Il y a quelque chose à travailler.
Est-ce une compétition vraiment à oublier ?
À oublier, je ne sais pas, en tout cas à travailler. Mais là, je suis très déçue. Je n'ai même pas de larmes à verser, je suis déçue, vraiment.
Les Bleus n'ont décroché que deux médailles après quatre jours de compétition. Comment se porte le collectif ?
Je ne peux pas parler pour les autres. Je ne sais pas ce qu'ils ressentent. Mais en tout cas, il y a quelque chose à aller chercher, à travailler. C'est dommage parce qu'on est une belle équipe de France et je pense qu'on peut faire mieux. Écoutez, j'ai envie de dire, si dans deux ans on fait mieux et qu'on éclate tout, on verra. Pour l'instant, on va souffrir un peu. Il faut trouver une méthode de travail différente.
