DÉCRYPTAGE - Bousculé par un Monaco entreprenant en seconde période, Lille a dû se contenter du match nul (1-1) ce dimanche au stade Louis-II. Malgré ce résultat, les Dogues s’emparent provisoirement de la tête de la Ligue 1. Retrouvez les tops et les flops choisis par Le Figaro de la rencontre.
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TOPS
La solution Edan Diop
«Dans la famille Diop, je veux... le petit frère». Oui… Celui qui répond à son aîné. Deux jours après le but de Sofiane avec Nice face à Brest, Edan a lui aussi trouvé le chemin des filets. Entré à la pause à la place de Denis Zakaria, le Monégasque de 22 ans a apporté ce qui manquait cruellement à l’ASM face à Lille en première période. De la vitesse, beaucoup même… Des courses vers l’avant et surtout l’audace de provoquer. Associé à un Nazinho très remuant sur le côté gauche, il a largement contribué à faire reculer le bloc lillois. Son centre-tir, qui a trompé Özer malgré la présence de Paris Brunner, a récompensé la domination monégasque (74e). Un coaching gagnant de Filipe Luís, qui cherchait un électrochoc. Il a trouvé l’homme parfait.
Il lui en a fallu d’une seule…
Une occasion, un but. Point. Ethan Mbappé n’a pas eu besoin de davantage pour se distinguer au Louis-II. Parfaitement lancé dans la profondeur par Soriba Diaoune, préféré à Olivier Giroud au coup d’envoi, le jeune Lillois a ajusté Hradecký d’une frappe du gauche (24e). Une efficacité redoutable qui a longtemps permis aux Dogues de croire à la victoire, malgré une maîtrise du jeu progressivement abandonnée. Moins en vue après la pause, le frère de Kylian a finalement été sacrifié dans la réorganisation tactique de Davide Ancelotti après l’expulsion de Nianzou. Un après-midi frustrant pour celui qui aura donné à Lille son principal motif de satisfaction offensive.
Brunner, bon acteur mais encore meilleur agitateur
Il a presque réussi à s’approprier un but qui n’était pas le sien. En célébrant l’égalisation monégasque, Paris Brunner a semé le doute après avoir frôlé le centre-tir d’Edan Diop. Mais réduire sa rencontre à ce petit numéro serait injuste pour lui. L’Allemand a été l’un des principaux animateurs du réveil monégasque, multipliant les appels et les déplacements pour mettre à mal l’arrière-garde lilloise. Tout n’a pas été parfait, notamment cette énorme occasion gâchée face à Özer après un service de Vanderson. Mais son activité a fini par payer. C’est aussi sur lui que Nianzou a commis la faute entraînant son expulsion. Faux buteur, certes, mais véritable poison pour les Dogues.
FLOPS
Premier de L1 sans jamais convaincre
Ils prennent la première place du championnat français vraiment par la petite porte. Les hommes de Davide Ancelotti prennent la tête de la Ligue 1 mais sans jamais vraiment s’imposer dans le jeu. Accrochés par des Monégasques qui avaient soif de victoire durant la deuxième période. Les Dogues n’ont fait que subir en se dépossédant du ballon avant que le drame arrive. Vilaine faute sur Paris Brunner, Nianzou est expulsé, les Dogues sont à 10. Les premières difficultés étaient arrivées déjà quand les Lillois étaient à 11 mais après le carton rouge, le banc d’Ancelotti s’est excité afin de trouver une solution très rapide. Incapables de desserrer l’étau, les Lillois ont terminé la rencontre en cherchant surtout à survivre aux offensives adverses. Une première place très loin d’être mérité…
Nianzou voit rouge
Comment blâmer le 11 d’Ancelotti sans blâmer celui qui les fait finir à 10 ? Impossible. Lille souffrait déjà, mais Tanguy Nianzou a fini par précipiter les difficultés des siens. Coupable d’une grosse faute sur Paris Brunner à la 66e minute, le défenseur lillois a été directement expulsé, laissant ses partenaires à dix au moment où Monaco prenait sérieusement l’ascendant. Une erreur aux conséquences immédiates, puisque les Dogues, déjà incapables de contenir les offensives adverses, se sont retrouvés acculés dans leur propre camp. Quelques minutes plus tard, Edan Diop égalisait.
Zakaria loin du patron que l’on connaît
Difficile de reconnaître le patron habituel du milieu monégasque. Pendant quarante-cinq minutes, Denis Zakaria n’est jamais parvenu à imposer son rythme ni à insuffler l’agressivité nécessaire pour bousculer Lille. Peu influent dans la construction, le capitaine a traversé une première période à l’image de son équipe : brouillonne et sans véritable inspiration. Remplacé à la pause par Edan Diop, il a ensuite vu ses partenaires changer complètement de visage.
