DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la défaite de l’OL face à Fenerbahçe, mercredi soir au Groupama Stadium, en barrage retour de Ligue des champions.

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Le Fener, cinq minutes de furie

Mercredi soir au Groupama Stadium, les Stambouliotes de Fenerbahçe n’auront eu besoin que de cinq minutes pour dessiner leur victoire face à l’Olympique Lyonnais (2-1), en barrage retour de C1. Peu avant la demi-heure de jeu, Muriqi (24e) et Brown (28e) sont venus assombrir, coup sur coup, les espoirs rhodaniens. Le Fener, bien orchestré par ses deux latéraux et un Greenwood en jambes, a posé de nombreux problèmes à la défense lyonnaise, bien trop apathique et fébrile pour espérer quoi que ce soit.

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Fofana, dernier coup d’éclat ?

Déjà rayonnant lors de son entrée en jeu samedi en Ligue 1, lors de la victoire de l’OL à Toulouse, l’ailier gauche est celui qui a ravivé les espoirs de son équipe à l’heure de jeu (61e), d’une somptueuse reprise du gauche sur un centre venu de l’opposé. Une réalisation sublime qui pourrait être la dernière de l’attaquant rhodanien sous le maillot des Gones. Sans les dizaines de millions d’euros sur lesquels le club va s’asseoir, la tâche de conserver le feu follet Malick Fofana s’annonce délicate pour la direction lyonnaise. Pisté par plusieurs grandes écuries européennes, l’avenir du numéro 11 à Lyon est en suspens.

Flops

La catastrophe lyonnaise

C’était le pire scénario imaginable. Et il s’est produit. Six ans après sa dernière participation en C1, l’OL rêvait de retrouver la reine des compétitions européennes. Il n’en sera rien. Au contraire, même, sportivement déjà, le club rhodanien va «rétrograder» en Ligue Europa aux côtés de l’OM et du Stade Rennais, et va devoir jeter un œil attentif sur ses finances. Sans les nombreux millions qui tendaient les bras aux Gones en cas de qualification ce mercredi soir, la direction de l’OL va devoir serrer la vis... et vendre. Cette dernière va devoir davantage faire dégrossir la masse salariale, ce qui entraînera, probablement, un ou plusieurs départs, et peut-être de joueurs majeurs de l’effectif. Lyon rêvait d’une saison luxueuse... il en vivra une «low-cost».

Un arbitrage sidérant

Atterrant. Une prestation indigne de la Ligue des champions. L’arbitre italien M. Mariani n’a jamais tenu son match. Jamais. Au contraire, il l’a même perdu très vite. Dès les premières minutes. Face aux contacts, aux duels trop rugueux et aux multiples fautes stambouliotes, l’arbitre italien n’a pas bronché ni sévi. Une passivité qui s’est de nouveau retranscrite sur le penalty non sifflé en faveur des Turcs dès la reprise, sur une main de Niakhaté dans sa surface. Par la suite, le Transalpin a invalidé deux buts de l’OL, justement, mais en prenant un temps fou sur la deuxième action – où Boudache, avant de marquer, commet une faute sur un défenseur. Une attente interminable mettant en exergue la léthargie de l’officiel du soir, complètement dépassé par l’événement. Une torpeur qui a patiemment conduit cette rencontre de C1 à une bagarre générale au coup de sifflet final... Un arbitrage absolument désastreux.

La honte Guendouzi

Une attitude détestable. De retour au Groupama Stadium, Mattéo Guendouzi s’est mué en véritable loup blanc... puis en trouble-fête de la soirée dès son apparition sur la pelouse au moment de l’échauffement. À peine le ballon touché, le milieu de terrain «saluait» les supporters lyonnais... par des doigts d’honneur à foison, s’attirant la fronde des «Bad Gones». Une fois le match débuté, l’international français (14 sélections, deux buts) n’a cessé de multiplier les fautes abusives, les protestations et les provocations. Jusqu’à engendrer ce qu’il cherchait depuis son arrivée à Lyon : mettre le feu aux poudres au maximum. Et encore mieux puisque ce barrage retour de C1 s’est achevé dans le chaos total d’une bagarre générale. La cause ? Des chambrages comme «Allez l’OM !» et des signes Jul – en référence au rappeur marseillais – qui ont eu le don d’exténuer les Lyonnais, déjà touchés par l’élimination. Une chose est sûre, avec de telles mentalités et une intelligence aussi affûtée, le football n’est pas près d’évoluer. En espérant que l’UEFA se charge de son cas. Pour rappel, le numéro 6 de Fenerbahçe n’a joué que deux saisons à l’OM (2021-2023)... avant d’être vendu. Bref, lumineux. Brillant, même.