DÉCRYPTAGE - L’Olympique Lyonnais est attendu au tournant, ce mardi à Istanbul, en barrage de la Ligue des champions, six ans après sa dernière participation.
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Un dernier obstacle à franchir avant de retrouver la plus belle des compétitions européennes, ce qui serait une première depuis l’épopée de 2020 (demi-finale). L’Olympique Lyonnais a rendez-vous avec l’histoire ce mardi à Istanbul (21h), pour défier Fenerbahçe en barrage aller de la Ligue des champions. Une semaine après avoir battu le Sparta Prague (4-2 en score cumulé), les Gones se mesurent à un adversaire d’un calibre supérieur. Le club turc, qui n’a pas disputé la Ligue des champions depuis 2009, compte bien briser les espoirs de l’OL, après avoir vaincu les Autrichiens du Sturm Graz (3-0) lors du 3e tour préliminaire.
Fenerbahçe dispose d’un effectif pléthorique, qui comporte notamment de nombreuses stars, la plupart sur le déclin. Le meilleur exemple est sans doute N’Golo Kanté (35 ans), toujours aussi volontaire mais moins omniprésent au milieu de terrain que lors de ses plus belles années. Un constat qui est également valable pour Ederson (ex-gardien de Manchester City), Marco Asencio (ex-Real Madrid et PSG), Mattéo Guendouzi (ex-OM) ou encore Romelu Lukaku (ex-Chelsea et Naples).
Le Belge vient tout juste d’arriver à Istanbul et a déjà été intégré au groupe. Il pourrait être sur le terrain face aux Rhodaniens, comme il l’avait annoncé il y a quelques jours. «Mon objectif est de jouer mardi. Je dois mériter ma place, mais je ne suis pas blessé. Je n’aurai certainement pas besoin de plusieurs semaines pour être prêt», comme l’avait laissé entendre le directeur sportif de Fenerbahçe. Une menace de plus pour les Lyonnais, qui devront également se méfier de l’ancien Marseillais Mason Greenwood, tout juste transféré.
Un effectif lyonnais toujours pas au complet
De leur côté, les Gones enregistrent plusieurs arrivées dans le groupe, dans un effectif qui ne cesse de monter en puissance. Les recrues Mads Bidstrup (milieu), Félix Bacher (défense) et Zachary Athekame (latéral droit) sont sur la feuille de match. L’Argentin Nicolás Tagliafico, finaliste du Mondial, est toujours absent. L’arrière-garde, qui n’avait pas rassuré à l’aller à Prague, aura fort à faire contre les Turcs mais peut se reposer sur le taulier Moussa Niakhaté. Le Sénégalais assure que le groupe lyonnais «a toujours été motivé. Il nous reste deux matches pour conclure. C’est notre histoire. C’est à nous de faire le travail. On doit tout donner pour notre saison et pour le club», a-t-il avancé.
Le capitaine Corentin Tolisso a lancé sa saison au retour face aux Praguois, après avoir raté un pénalty lors du premier match, et semble parfaitement conscient de l’enjeu, comme il l’avait expliqué après la victoire 3 buts à 0. «On a un prochain tour qui va être compliqué. Mais on a ces deux matches (les 18 et 26 août) qu’il va falloir bien gérer. On a 180 minutes pour essayer de se qualifier en Ligue des champions. C’est fantastique», s’est-il réjoui. Au milieu de terrain, les difficultés de Tanner Tessmann (aligné en charnière centrale lors de la défaite en Tchéquie) sautent aux yeux, surtout à côté d’un Tyler Morton rayonnant. L’Américain pourrait perdre sa place de titulaire au profit d’un des deux Danois, Noah Nartey ou Mads Bidstrup.
Le flou autour de Malick Fofana
L’équation se complique sur le front de l’attaque. Ernest Nuamah est enfin remis de sa rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche et peut animer l’aile droite. Il est difficile de savoir si son pendant à gauche Malick Fofana, en partance pour l’AS Rome, sera aligné ou bien préservé pour éviter tout risque de blessure. Un choix qui serait logique compte tenu de la relative fragilité du Belge, qui pourrait rapporter environ 40 millions d’euros à l’OL. En pointe, Loïs Openda s’est bien intégré dans le onze lyonnais et a pesé sur la défense du Sparta, sans parvenir à trouver le chemin des filets. Il ne manque plus qu’un but à l’ancien avant-centre du RC Lens, prêté par la Juventus, pour parfaire son adaptation.
À Paulo Fonseca, parfois contesté par les supporters du club, de faire les bons choix. L’entraîneur portugais a affirmé que «l’équipe avait progressé. Nous pourrons voir un OL plus fort, plus courageux, plus concentré car on a très bien travaillé ces dernières semaines». Les Gones doivent arriver en conquérants à Istanbul pour éviter de sombrer dans une ambiance qui s’annonce déjà électrique. Les rencontres tous les trois jours vont commencer à s’enchaîner avec le début de la saison de Ligue 1 ce week-end (déplacement à Toulouse). L’excuse du premier match de la saison ne fonctionnera plus pour les Rhodaniens, qui doivent éviter la défaite pour être sereins en vue du retour au Groupama Stadium mercredi prochain. Pour ajouter de la pression (s’il n’y en avait pas déjà assez), une qualification soulagerait les finances du club, qui en ont bien besoin.
