Intronisé capitaine en début de saison, le numéro 10 surnage au cœur d’un début de saison mitigé du Racing, qui reçoit le Sporting Portugal ce mardi en Ligue des champions (18h45).
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Il était l’un des seuls à surnager en début de saison, où il a continué de dicter un jeu parfois illisible sous la coupe de Dino Toppmöller, avec qui la greffe n’a jamais pris, et il continue depuis sur sa lancée. Passeur décisif sur les deux buts de la victoire du RC Lens face à Lyon vendredi (2-1), Florian Thauvin a confirmé une tendance sous le maillot du Racing : c’est un homme de grands rendez-vous.
Et ça tombe bien, car les Sang et Or auront bien besoin de leur leader technique pour enchaîner dès mardi en Ligue des champions, avec la réception du Sporting Portugal. Et si l’horaire de la rencontre (18h45, en direct sur Canal+) correspond moins à l’odeur si particulière des grandes soirées, nul doute que le nouveau capitaine lensois trouvera encore la motivation nécessaire pour peser sur la rencontre, comme il sait si bien le faire.
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C’était encore flagrant vendredi, au four et au moulin face à des Lyonnais empruntés puis dépassés. Infatigable au milieu, où il a gratté onze ballons et pris le jeu à son compte, le numéro 10 lensois a dansé la pluie, réduisant à néant un marquage à deux destiné à limiter son influence. Car dans ces moments-là, Thauvin marche sur l’eau. Et c’est encore plus visible au cœur d’un RCL moins emballant que la saison passée.
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Impliqué sur un tiers des buts du Racing
Souvent inspiré face à l’OL, l’ancien Marseillais a de nouveau affiché sa supériorité technique au milieu de terrain, où son sens du jeu a «donné du sens à la possession» de son équipe, ainsi que l’a salué son entraîneur Yannick Cahuzac.
Le nouveau coach nordiste, qui connaissait son baptême du feu au Stade Bollaert, doit aussi une fière chandelle à son capitaine, dont les deux passes décisives ont fait basculer la rencontre. La première, d’un modèle de ballon caressé dans la surface vers Florian Sotoca, dont la titularisation par le Corse s’est révélée être un premier choix fort et donc payant. Les bons comptes font les bons amis, alors que Thauvin retrouve en «Cahu» son premier capitaine, lors de ses débuts en pro au SC Bastia, en 2013. «Il a toujours été bienveillant avec moi, je suis ravi d’être sous ses ordres», s’est réjoui «FloTov» au micro de Téléfoot.
Il travaille beaucoup pour tout le monde, il nous facilite la tâche
Michael Cuisance au sujet de Florian Thauvin
Et les deux hommes auront bien besoin de ce supplément d’âme pour relancer un Racing sans éclat depuis la reprise, notamment au milieu, où les départs d’Adrien Thomasson et Mamadou Sangaré ont laissé un grand vide. Résultat, Thauvin se démène souvent pour deux, comme face à Lyon, des deux côtés du terrain. «Il travaille beaucoup pour tout le monde, il nous donne du soutien au milieu mais aussi dans le jeu, il nous facilite la tâche, se réjouit le nouveau venu au milieu Michael Cuisance. Il fait vraiment une belle entame cette saison.» L’arbre qui cache la forêt ? Statistiquement, c’est implacable, le milieu offensif étant impliqué sur un tiers des buts du Racing cette saison (5 buts, 5 passes en 8 matches).
Un futur retour en Bleu ?
Si certains joueurs continuent de chercher leur place (Ivanovic devant, la paire Titraoui-Cuisance au milieu), le meilleur passeur de Ligue 1 est le seul joueur offensif à garder le rythme après la fabuleuse saison 2025-2026 du Racing, brillant dauphin du PSG et vainqueur de sa première Coupe de France sous les ordres de Pierre Sage, parti dans la foulée assouvir son rêve d’entraîner en Premier League (Crystal Palace).
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Parti sur les mêmes bases que la saison passée, où il avait signé un «double-double» pour son retour en France (14 buts, 10 passes en 37 matches), le meneur de jeu de 33 ans a gagné en maturité et son jeu s’en ressent, moins exilé et dribbleur sur la droite, moins dans le superflu et autrement plus efficace, surtout. Le Thauvin 2026 n’a rien à voir avec celui qui avait quitté l’OM et la Ligue 1 à l’été 2021 pour une aventure ratée au Mexique. Après un retour en grâce dans l’intimité de l’Udinese (Italie), l’attaquant a réalisé un retour fracassant en France, jusqu’à retrouver les Bleus il y a un an, six ans plus tard, pour porter son total à 13 sélections (2 buts).
Pré-convoqué pour le Mondial, le champion du Monde 2018 n’a toujours pas retrouvé les Bleus depuis, mais il ne fait aucun doute que Zinédine Zidane surveille attentivement ses performances. Celle de vendredi face à Lyon, après une longue trêve inhabituelle où il en a profité pour s’affûter et travailler encore plus, n’a échappé à personne. Loin des «highlights» plus confidentiels de la Serie A, Thauvin a retrouvé la lumière en Ligue 1 et désormais en Ligue des champions, lui qui était encore sur la photo lors de la victoire miraculeuse à Prague en ouverture (2-3) et rêve d’enchaîner ce mardi face au Sporting. Le maintien du Racing et un éventuel retour en bleu passent par là, par de grandes performances lors de ces soirées à l’odeur particulière.
