Le club parisien a décroché sa première victoire de la saison, dimanche au stade Jean-Bouin contre l’OGC Nice (3-0). Il prend provisoirement place sur le podium du championnat.

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Au rythme des chants et des tambours des Ultras Lutetia, pour la première de la saison au stade Jean-Bouin, le Paris FC s’est fait forte tête, résistant aussi bien au vent qui fouettait la capitale qu’aux assauts de l’OGC Nice. L’ambitieux club parisien, après un match nul à Troyes une semaine plus tôt (0-0), a lancé sa saison dimanche lors de la 2e journée de Ligue 1 (3-0).

Longtemps, on a eu l’impression de regarder un gros match amical, une sorte de dernière répétition grandeur nature avant le début de la saison. Les deux formations ont passé les 45 premières minutes à se partager la possession du ballon, les temps forts et les temps faibles, sans jamais trouver l’inspiration. La seule éclaircie est venue, comme c’était déjà souvent le cas la saison dernière à Paris, d’Ilan Kebbal.

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Kebbal dans les bons coups

Profitant d’un long ballon mal jugé par la défense niçoise, l’international algérien s’est invité dans la surface, et sa dextérité balle au pied a entraîné la faute de Youssouf Ndayishimiye (17e). Après vérification de la VAR, le penalty a permis à Lassine Sinayoko d’ouvrir son compteur sous le maillot bleu marine (21e, 1-0). La recrue estivale (7,5 M€ en provenance d’Auxerre) a pourtant vécu une pénible première à domicile, souvent sollicité dos au but et mangé à chaque duel par Ndayishimiye.

Le PFC avait toutefois le mérite d’être discipliné et rigoureux, ne laissant que des miettes à des Aiglons qui n’ont pas su quoi en faire. Une frappe sans danger de Nathan Ngoumou (35e) et une autre plus proche du cadre de Jonathan Clauss (45e) ne risquaient pas de satisfaire Olivier Pantaloni, qui a souvent eu l’air désemparé dans sa zone technique.

L’entraîneur niçois est resté scotché sur son banc lorsque le PFC a fait le break, à l’initiative d’un jaillissement de Samir Chergui dans le dos de Melvin Bard. Dans son élan, l’Algérien a appelé en profondeur et été servi par son compatriote Kebbal, avant de croiser un tir digne d’un attaquant, et non d’un défenseur auteur de son 5e but en 118 matches avec Paris (51e, 2-0).

Nice a laissé passer sa chance

Les Azuréens se sont alors dispersés et auraient pu couler si Kebbal n’avait pas cherché le geste de trop dans les derniers mètres. Ils ont survécu à l’orage et ont trouvé ce second souffle, aboutissant aux tirs de Clauss (68e) et Xavier Mandza-Tsiendi (69e) sur lesquels Kevin Trapp s’est illustré.

L’opportunité a eu lieu, Nice l’a laissée passer, et la rigueur parisienne a permis d’entériner le score, alourdi non pas grâce à Patrick Zabi, qui a vendangé un face-à-face devant Yehvann Diouf alors qu’un partenaire était seul à côté (86e), mais par Vincent Marchetti, opportuniste au point de penalty (89e, 3-0).

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Également tenus en échec lors de la première journée (par Lorient, 0-0), les Aiglons restent cloués au sol et devront proposer mieux face au Mans (5 septembre) pour enfin décoller. Le PFC de Liam Rosenior, ancien coach de Strasbourg et Chelsea, venu dans la capitale pour ranimer son ambition, se hisse provisoirement sur le podium de Ligue 1 avant un enchaînement olympique : Marseille au Vélodrome (6 septembre) puis Lyon à la maison (12 septembre).