Porté par un Florian Thauvin étincelant, Lens a renversé le Paris FC (2-1) ce samedi à Bollaert. Les Parisiens manquent l’occasion de prendre provisoirement la tête de la Ligue 1. Retrouvez les tops et les flops de la rencontre.
Passer la publicité Passer la publicité
TOPS
Thauvin, monsieur 300 fait son numéro
Que feraient les Lensois sans Florian Thauvin ? Ce samedi soir, difficile de les imaginer renverser le Paris FC sans leur capitaine. Pour sa 300e apparition en Ligue 1, le champion du monde 2018 avait visiblement décidé de marquer le coup. Et de quelle manière ? Un crochet pour effacer son adversaire, une frappe sèche et puissante, et voilà qu’est dépeinte sa 101e réalisation dans l’élite. Mais le numéro 10 lensois n’a pas seulement brillé devant le but. Il était partout. À la baguette, toujours disponible, inspiré dans ses transmissions et constamment en mouvement, il a donné le tempo des offensives des Sang et Or. Il n’en faut pas plus.
À lire aussi EN DIRECT - Lens-Paris FC : revivez la magnifique remontée des Sang et Or face au Paris FC
Hazard, le petit frère a fait le grand boulot
Eden ? Non, Thorgan. Et ce samedi, le cadet de la fratrie Hazard n’avait rien à envier à son illustre aîné. Entré à la place d’un Franjo Ivanovic en manque de réussite, le Belge n’a pas eu besoin de longues minutes pour se mettre dans le bain. Du mouvement, de la justesse et surtout cette capacité à se rendre disponible dans les espaces. Le numéro 9 a immédiatement donné une autre dimension à l’attaque lensoise avant de se montrer décisif. Un coaching gagnant pour Yannick Cahuzac.
Passer la publicité
Nkambadio seul contre tous ou presque
Pour une première titularisation cette saison, difficile de demander beaucoup plus. Obed Nkambadio a encaissé deux buts, certes. Mais combien en a-t-il évité ? Face à des Lensois particulièrement insistants, le jeune portier parisien a longtemps tenu la baraque. Une tête de Sotoca repoussée, un centre-tir vicieux de Cuisance détourné et plusieurs interventions autoritaires dans une surface constamment menacée. Le tout sous les rafales de vent qui n’ont rien arrangé. Remplaçant d’un Kevin Trapp malade, Nkambadio a répondu présent. Sans lui, la soirée aurait pu tourner à la correction pour le Paris FC.
À lire aussi Ligue 1 : porté par Thauvin, Lens renverse le Paris FC et enchaîne un troisième succès d’affilée
FLOPS
Kebbal sans danger
On l’annonçait comme l’un des principaux poisons pour la défense lensoise. Mais le poison n’a jamais vraiment pris. Après quelques incursions prometteuses en début de rencontre, Ilan Kebbal s’est progressivement effacé. Peu trouvé, rarement inspiré, le meneur parisien a traversé une bonne partie du match dans l’anonymat. Et quand Mbemba lui a offert une occasion en or après une percée sur le flanc gauche, sa reprise a complètement fui le cadre. Pas de quoi sauver une soirée bien terne. Remplacé à la 76e minute, Kebbal est resté loin du niveau auquel il avait habitué les supporters parisiens.
Ivanovic a l’art de choisir la mauvaise option
L’envie ? Présente. Les appels ? Aussi. Mais pour le reste, Franjo Ivanovic a souvent donné l’impression de se compliquer la vie tout seul. Une frappe complètement dévissée en première période, puis une énorme hésitation à la 41e minute après une récupération haute des Sang et Or. Il avait une fenêtre de tir, il a préféré temporiser. Puis passer. Et finalement, tout gâcher. À force de chercher la meilleure solution, le Croate a laissé filer les bonnes. Le plus cruel ? Son remplaçant, Thorgan Hazard, a trouvé le chemin des filets.
Pagis, beaucoup de courses pour peu de football
Il a couru. Beaucoup, même. Mais malheureusement pour Pablo Pagis, courir ne suffit pas toujours à peser sur une rencontre. Bousculé par le pressing lensois, le milieu offensif parisien a passé davantage de temps à défendre qu’à créer. Face à un Florian Thauvin particulièrement remuant, il a notamment dû commettre une faute aux abords de la surface pour stopper une offensive dangereuse. Trop peu disponible entre les lignes, trop discret dans les derniers mètres, Pagis n’a jamais réussi à donner du relief aux attaques parisiennes. Une soirée passée à subir plutôt qu’à exister.
