Récemment interviewé par le Corriere della Sera, Simone Vagnozzi, co‐entraîneur de Jannik Sinner depuis 2022, a évoqué toute la difficulté de coacher depuis la box du joueur pendant un match. Extraits.
La box est‐il un véritable supplice pour un entraîneur ?
Une vraie torture. On ne peut pas parler sans réfléchir. Chaque mot doit être immédiatement compris par le joueur. Il faut le motiver sans le stresser, le corriger tout en le soutenant. Le temps est très limité et il faut choisir parfaitement le moment où intervenir.
Les joueurs ont souvent tendance à se retourner vers leur box lorsqu’ils sont en difficulté…
C’est tout à fait normal, c’est la tension du match. Nous leur rappelons toujours que, tout comme eux peuvent manquer un smash facile, nous pouvons nous aussi donner un mauvais conseil. Notre travail consiste surtout à influencer la tendance générale du match, pas un point isolé. Si nous lui demandons de retourner un peu plus loin derrière la ligne, cela ne lui fera peut‐être gagner que 2 % de points supplémentaires. Mais au niveau où évolue Jannik, ces quelques pourcents font toute la différence.
