DÉCRYPTAGE - La plupart des adeptes de la course à pied cèdent aux chaussures «conçues pour la performance» à plusieurs centaines d’euros. Mais des irréductibles préfèrent des modèles moins onéreux sans constater de différence notable sur leurs performances. Qui a raison, qui a tort ?
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Sur la ligne de départ, l’excitation est à son comble. Dans quelques minutes, les coureurs s’élanceront dans les rues de Bilbao pour le semi-marathon annuel. Dans l’un des sas qui ne regroupe que des amateurs, beaucoup sont équipés comme des professionnels : montre de sport high-tech au poignet, bandelettes au nez «pour mieux respirer», chaussettes de compression pour «maximiser la circulation sanguine» et baskets à plaque carbone à 250 ou 300 euros au pied, «pour optimiser la foulée». Asics Metaspeed, Nike Vaporfly, Hoka Cielo X1 ou Rocket X etc… Dans le monde du running, de plus en plus de pratiquants investissent dans ces modèles. Meilleur retour d’énergie, meilleure économie de course… cette technologie permettrait de courir plus vite, avec moins d’effort. Comble du storytelling : le recordman du monde, passé sous la barre des 2 heures au marathon, portait une paire carbone, des Adizero Adios Pro EVO 3.
Une jeune femme dénote dans la foule : elle porte un tee-shirt trop grand, de longs cheveux noirs détachés et une vieille paire d’Adidas. Elles ne sont pas équipées de semelles carbones. Ni même franchement destinées à la course à pied…
