« Peut‐être qu’à l’avenir, nous ne jouerons plus au meilleur des cinq sets tout au long du tournoi en Grand Chelem », avait déclaré en septembre dernier Andrew Abdo, directeur de l’Open d’Australie. Une sortie incendiaire qui avait fait vivement réagir la communauté de la petite balle jaune. Difficile d’impulser une telle révolution, tant le format a permis des scénarios fabuleux, au plus grand plaisir des fans.

En marge de la sortie prochaine de son livre, Juan Carlos Ferrero a été interrogé sur le sujet, dans les colonnes de Marca. Pour le champion de Roland‐Garros 2003, ce n’est qu’une question de temps avant que les Grand Chelems en deux sets gagnants ne fassent leur apparition.

« Je pense que ça va finir par arriver, mais je ne sais pas quand. Tout comme ça s’est produit lors des Masters 1 000, quand on a supprimé les finales en cinq sets, ou lors des finales des tournois 500. C’est quelque chose qui ferait perdre un peu de l’essence même du jeu ; on l’a déjà perdue en Coupe Davis et on n’a cessé de s’en plaindre parce qu’on trouve que ça change beaucoup les choses, et il en ira de même pour les tournois du Grand Chelem. Mais sur le plan physique, c’est un aspect important pour la carrière future des joueurs, et cela finira bien par arriver. Ce dont je ne suis pas sûr, c’est si cela va me plaire, car c’est quelque chose de nouveau, et pour nous, les cinq sets ont toujours représenté une façon particulière de disputer un tournoi, différente des autres ».

Publié le dimanche 11 octobre 2026 à 11:28