Après avoir fait part de son inquiétude concernant la gestion du cas Jannik Sinner, dont la blessure au genou reste assez mystérieuse, l’ancien 7e joueur mondial et vainqueur de la Coupe Davis en 1976, Corrado Barazzutti, a cette fois évoqué le calendrier et l’impact de la nouvelle formule des Masters 1000 sur la santé des joueurs.
Et s’il n’a pas envie de lui jeter la pierre, l’ex‐entraîneur de Lorenzo Musetti a avoué du bout des lèvres que le numéro 1 mondial aurait peut‐être dû lever le pied lors de la saison sur terre battue, où il a tout raflé avant son énorme défaillance à Roland‐Garros.
« Je ne parlerais pas tant du nombre de matchs que du fait que le calendrier est, à un certain moment, surchargé. Les Masters 1000, qui sont au nombre de neuf, ont exigé, pour des raisons financières, de durer deux semaines au lieu d’une, ce qui a allongé les délais et saturé encore davantage le calendrier. Prenons l’enchaînement Monte‐Carlo‐Madrid‐Rome‐Paris : à l’exception de Monaco, les autres tournois durent deux semaines. Ils ont voulu « imiter » les tournois du Grand Chelem, et voilà les conséquences. Ceux qui vont jusqu’au bout de ces enchaînements n’ont pas le temps de se reposer, de s’entraîner, de récupérer. Et cela peut entraîner des blessures. Cette année, Jannik a disputé tous les Masters 1 000 auxquels il pouvait participer au printemps, en allant toujours jusqu’au bout. Ce qui s’est passé à Roland‐Garros était certes un cas à part, mais il y est arrivé avec de nombreux matchs dans les jambes. A‑t‐il commis une erreur de programmation ? Il aurait peut‐être pu se permettre de faire l’impasse sur Madrid ou Rome », a déclaré Barazzutti chez nos confrères de Tuttosport.
Publié le mardi 29 septembre 2026 à 12:50
