PORTRAIT - Le marin publie un livre d’aventures maritimes où il fait raconte une expérience mystique intime et fascinante survenue dans le Vendée Globe.

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Fabrice Amedeo est un homme singulier. Qu’on en juge, cet habitué des grandes courses en mer est un ancien élève d’hypokhâgne, qui navigue un essai de Kierkegaard ou Jankélévitch en main. Il fut journaliste au Figaro, travaillant au service «éco», chargé de la Bourse puis des transports, mais se passionnant plutôt pour la figure de Jacqueline de Romilly avec qui il a publié un livre d’entretiens. Un jour, Amedeo a abandonné ses enquêtes sur Air France ou la SNCF, et la Grèce de Thucydide, il a jeté l’encre pour se lancer à la mer. On aurait pu s’en douter. C’est elle qui l’attirait. Pas seulement le Figaro Nautisme. Un jour, ses confères de la rédaction ont compris que les six mois sabbatiques qu’il avait pris pour participer à la Solitaire signifiaient un changement complet de cap.

Et ils ont vite vu réapparaître son nom dans la presse, non plus au pied des articles comme au temps où il en signait mais dans le corps de ceux-ci : au classement de courses les plus prestigieuses. Amadeo…