Le 29 mai dernier, sortait la série documentaire sur Rafael Nadal et son ultime saison sur les courts, retraçant au passage les moments forts de sa carrière. Un programme devenu phare sur la plateforme de streaming Netflix.
Le réalisateur Zach Heinzerling est revenu auprès de nos confrères de Clay sur sa création. Après avoir expliqué que le taureau de Manacor n’a pas une fan base importante aux Etats‐Unis, il est revenu sur les clefs du succès de la série. Pour lui, la dimension tragique du parcours jonché de blessures du roi de la terre battue est l’élément incontournable qui captive les spectateurs.
L’aventure du Majorquin dans la petite balle jaune restera éternellement un « et si ? », quand bien même 22 titres en Grand Chelem est déjà un accomplissement pharaonique qui lui assure une place au Panthéon du tennis.
« L’histoire de Rafa doit être racontée en tenant compte de son physique, car c’est un aspect dramatique essentiel de sa carrière : Rafa n’a pas disputé 15 tournois du Grand Chelem entre 2005 et 2022 à cause de blessures. Alors, s’il avait participé à ces 15 tournois du Grand Chelem, combien en aurait‐il remportés ? Je n’en sais rien. Si l’on parle de chiffres et de victoires en Grand Chelem, il faut parler des blessures. Et la personnalité de Rafa, c’est avant tout sa capacité à surmonter l’adversité. Alors, quelle est cette adversité ? C’est Federer, c’est Novak. Mais c’est aussi soi‐même. Quand on raconte l’histoire de Rafa, cette histoire inclut Tony. Elle inclut son pied. Elle inclut les analgésiques. Elle inclut ses 22 titres du Grand Chelem. Il faut raconter toute l’histoire ».
