En conférence de presse ce mercredi à Clairefontaine, le milieu de terrain est revenu sur les débuts de Zinédine Zidane à la tête des Bleus, mais aussi sur sa propre expérience en Italie, son rôle de sentinelle…
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L’importance du match contre l’Italie
«Je sais que pour l’Italie, c’est un match important parce qu’à leurs yeux, on est une nation très forte, avec de très grands joueurs. Avec (Gianluca) Mancini ou (Bryan) Cristante à l’entraînement, ils me le répètent tout le temps. Il y a beaucoup de rivalités aussi, parce que quand je joue contre eux, bien sûr qu’ils ont envie de gagner. Et moi encore plus (sourire). Eux sont en reconstruction et ils traversent un petit moment compliqué. Mais nous, on va se focaliser sur nous. On sait qu’on est la France, qu’on a des joueurs incroyables. Pour le premier match du coach au Stade de France, on a aussi à cœur de gagner.»
Un poste de sentinelle en sélection
«Oui, j’ai joué en sentinelle en Turquie. J’ai essayé de répondre aux exigences du coach. Pour moi, un milieu de terrain doit savoir un peu jouer partout. J’ai déjà évolué à ce poste-là à plusieurs reprises dans mes précédents clubs et aussi à la Roma. Pour moi, ce n’est pas quelque chose qui change beaucoup. J’ai pris du plaisir. C’était un match compliqué avec d’autres demandes comparé au match de la Belgique, c’était plus un match dans les duels. J’ai essayé de répondre présent. Pour moi, quand tu joues sentinelle, même si le coach m’a donné des instructions auxquelles j’ai dû me tenir, parfois, j’aime me projeter. Maintenant, on m’a demandé d’évoluer dans un style de jeu précis et j’ai essayé de faire le maximum. Je suis très fier de ce que j’ai pu faire en Turquie.»
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Ce que lui a apporté le fait d’évoluer en Italie
«Quand je suis arrivé en Italie, j’étais un peu plus jeune. C’est ma troisième saison là-bas, et cela m’a apporté une certaine maturité dans mon style de jeu où je suis devenu plus concentré. Je n’avais pas non plus cette culture tactique que j’ai maintenant. Dans ma gestion des efforts, aussi, j’ai progressé. Je pense que c’est tout ça aujourd’hui qui fait le joueur que je suis. J’en suis vraiment reconnaissant parce que lorsque j’étais à Mönchengladbach, j’avais des moments compliqués et la Roma est venue me chercher. Aujourd’hui, ça fait plaisir d’évoluer dans ce club.»
Son regard sur Zinédine Zidane après dix jours sous ses ordres
«Ça fait plaisir d’être coaché par Zinédine Zidane, c’est une légende mondiale. Il nous gère de façon très humaine. Il est très sincère, très proche des joueurs. Il peut nous parler en aparté ou devant le groupe. Il est beaucoup dans le feeling aussi. Il nous met tous en confiance de jouer librement. Pour moi, on n’a pas de peur à avoir. Sur le plan personnel, il m’a dit de jouer comme j’ai l’habitude de jouer. Il m’avait déjà observé auparavant. Sinon, ce qui m’a aussi choqué sur cette première semaine, c’est sa palette technique à l’entraînement. Il n’a rien perdu. Le voir en vrai, c’est encore mieux, à cet âge-là aussi. J’étais petit quand il était en fin de carrière, mais de voir qu’il a toujours cette technique-là, je me suis dit qu’à son époque, ça devait être incroyable.»
Le staff élargi
«C’est un staff un peu plus large. Ça veut dire qu’il répond à toutes nos demandes, que ce soit dans les soins, dans les attentions, dans tout ce qui concerne le terrain aussi. Je pense que c’est ce qui nous fait du bien en sélection. Il y a des nouveaux joueurs, donc ça leur permet de vite s’installer et de vite prendre confiance. Et je pense qu’au vu des dernières prestations, vous avez pu voir des joueurs à l’aise, même si c’était leur première sélection et ça fait plaisir. Tout ça nous met en confiance.»
Quel rôle pour Fabien Barthez
«Je l’ai connu quand j’étais à Toulouse. Il faisait partie du staff, il entraînait les gardiens. J’avais déjà noué un lien à ce moment-là avec lui. Quand je l’ai vu, on a rigolé en repensant à des anciennes anecdotes. Le voir aujourd’hui ici, c’est top, surtout pour moi car il a vu mon évolution, comme il me l’a dit. Sinon, dans le staff, il est très naturel et il met un peu d’ambiance dans l’équipe, même s’il sait être très sérieux aussi. Il bosse avec les gardiens et on a encaissé aucun but sur nos deux premiers matches avec lui. Je pense que cela symbolise le fait qu’il travaille bien. On espère continuer comme ça.»
Sa relation avec Lucas Da Cunha
«Je l’ai connu en équipe de France de jeune. On a pas mal de souvenirs défensifs ensemble. J’ai le plaisir aussi de le rencontrer en Serie A, avec son équipe de Côme qui se montre vraiment forte. Cela fait plaisir de le voir à ce niveau-là. Pour moi, il le mérite totalement. C’est vrai qu’il ne jouait pas à ce poste-là à l’étranger, parce que c’était mon ailier, alors que j’étais au milieu de terrain. Donc de le voir aujourd’hui au milieu de terrain et de jouer avec lui comme ça, c’est un réel plaisir et on parle beaucoup. Par rapport à la concurrence, à mes yeux, elle est saine. Pour le coach, tout le monde est important dans le groupe. Et pour moi, le plus important, c’est de penser à l’équipe, d’avancer.»
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Les qualités de Mike Maignan
«Mike, c’est Mike. C’est un gardien exceptionnel, capitaine à l’AC Milan. On sait que quand on joue contre lui en Italie, c’est compliqué de lui marquer des buts. Il prend beaucoup de place dans les cages, avec la voix aussi, c’est un leader. C’est un très grand coéquipier et on est contents de l’avoir avec nous plutôt que contre nous.»
L’accueil du Stade de France vendredi
«On est à la maison. On espère qu’il y aura beaucoup de bruit. Étant Parisien aussi, j’aime bien quand il y a beaucoup d’ambiance au Stade de France. Mais le plus important est de gagner ce match, surtout pour la première du coach ici. Ça fait longtemps aussi qu’on n’a pas joué au Stade de France. Pour moi, ce sera une bonne partie de plaisir avec, je l’espère, la victoire au bout.»
L’intérêt d’avoir débuté en Ligue 2
«Pour commencer, on a tous une histoire différente. Certains joueurs vont préférer aller en Ligue 2 pour avoir du temps de jeu. Pour moi, ça m’est tombé dessus parce qu’on est descendu (sourire). Maintenant, j’en garde un bon souvenir. J’y ai pris du plaisir. On avait une bonne génération à Toulouse avec Amine Adli et j’en passe. Et on a fait une très bonne saison. On avait raté la montée, mais pour moi, la Ligue 2, c’est un championnat très dur, surtout quand tu es jeune.»
