Parti en pole position, le jeune italien a signé la course parfaite pour se rapprocher d’un titre mondial qui lui tend désormais les bras.

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Kimi Antonelli avait jugé «improbable» qu’il serait sacré champion du monde en ce week-end texan, sur le désormais célèbre circuit des Amériques à Austin, et le prodige italien avait raison. Il a pourtant rempli sa part du contrat, s’imposant tout en maîtrise pour signer une neuvième victoire cette saison et en carrière, ce dimanche au Texas, où il a devancé Charles Leclerc (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull).

Mais un premier sacre mondial, à seulement 20 ans, impliquait d’autres circonstances qui ne dépendaient pas de lui, à commencer par la 4e place de Lewis Hamilton (Ferrari), qui retarde un peu l’échéance, à l’instar de la 8e place de son coéquipier George Russell (8e), pas exactement fringants à Austin. Ces résultats lui donnent une autre chose, cette fois inégalable dans une semaine au Mexique, où il faudra deux petits points au pilote Mercedes pour être couronné.

«Un autre petit pas vers le titre»

Là-bas, dans le théâtre perché de Mexico, le prodige italien pourra compter sur lui-même pour boucler sa saison exceptionnelle. Car il n’aura rien eu à se rapprocher en ce dimanche texan, où il n’a jamais été inquiété, pas même au départ, là où le «COTA» n’est jamais tendre avec le poleman après son premier virage à gauche. L’Italien s’est vite envolé, même en gommes medium, et une stratégie à un seul arrêt s’est logiquement dévoilée pour aller à son terme. Du tableau noir.

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«C’est un autre tout petit pas vers le titre», s’est réjoui le jeune italien auprès de sa radio à l’arrivée. Mais la politique des petits pas risque bien de s’avérer payante à l’arrivée, lui qui était un peu en retrait depuis plusieurs en course, en raison d’améliorations difficiles à appréhender sur sa Mercedes. «Le travail paye enfin, bravo à toute l’équipe, s’est félicité l’Italien à l’arrivée. On est très proches du titre désormais, mais on va essayer de terminer sur une bonne note pour l’obtenir rapidement.»

Verstappen abonné au podium

Nul doute que celui-ci va arriver dans une semaine, où la meute de poursuivants ne pourra plus faire grand-chose. À commencer par Verstappen, auteur d’un sixième podium d’affilée acquis cette fois de haute lutte, après deux victoires à Sepang puis à Singapour. La renaissance de «Mad Max» est indéniable chez Red Bull, mais elle n’aura pas suffi, même au Texas, où il a fini par rendre les armes derrière un Leclerc retrouvé.

Derrière, Hamilton a joué avec ses armes, limitées, condamné à retarder le sacre du jeune premier. Derrière le Britannique, son compatriote et champion en titre Lando Norris aura également évolué à son niveau, un rang devant un Isack Hadjar (6e) excédé par les circonstances, lui qui visait un troisième podium chez Red Bull cette saison. Plus loin, Pierre Gasly aura sauvé jusqu’au bout sa place dans les points, avec une 10e place acquise au prix de sa résistance pour soulager la note d’Alpine, victime d’un deuxième abandon d’affilée avec Franco Colapinto.