La série documentaire intitulée «A Beautiful Obsession», sortie ce mercredi, dévoile notamment les coulisses du recrutement de Rayan Cherki et les doutes émis par l’état-major de Manchester City.

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Manchester City n’en a que faire de dévoiler ses coulisses... au contraire, les Sky Blues adorent montrer l’envers du décor à leurs fans et ceux du monde entier, y compris les mots qui fâchent. La série documentaire intitulée A Beautiful Obsession, est parue ce mercredi sur la plateforme Prime Video au Royaume-Uni et en Irlande.

Les épisodes nous plongent au cours des deux dernières saisons à Manchester et la transition d’une équipe sextuple championne d’Angleterre (six titres en sept ans entre 2018 et 2024). On retrouve plusieurs moments forts comme l’annonce de l’entraîneur Pep Guardiola à ses joueurs de son divorce ou sa colère après une défaite contre Leverkusen en Ligue des champions. On observe également le départ imminent de Guardiola... mais aussi le plan pour remplacer de Kevin De Bruyne, maître à jouer des Citizens.

« Il y a un entraîneur qui nous a dressés un mauvais bilan mais il était très jeune. Ils sont convaincus que, peut-être, les interrogations sur son comportement, c’est juste un mythe »

Ferran Soriano, directeur exécutif de Manchester City au sujet de Rayan Cherki

Un épisode se concentre particulièrement sur ce sujet, dont Rayan Cherki est le personnage principal bien qu’il n’apparaisse pas à l’écran. On peut voir l’état-major de City atour d’une table en train de discuter du futur remplaçant du n°10 belge, et le nom de Cherki est de suite évoqué. «On mesure 43 paramètres sur le terrain, ensuite on réduit ces 43 mesures à seulement sept chiffres. Et ensuite, en fonction de cela, on peut regrouper les joueurs similaires, ceux qui peuvent jouer numéro dix... et puis il y a Cherki», explique le directeur sportif du club, Hugo Viana, avant d’émettre de sérieux doutes : «Il pourrait être le profil de Kevin dans deux ans. Mais la mentalité est... Les informations sur Cherki n’étaient pas très positives, pour être honnête.»

«Tout le monde connaissait ses capacités, mais on avait l’impression qu’il était chaotique», surenchéri le directeur exécutif, Ferran Soriano. Un échange téléphonique entre ce dernier et le président du club, Khaldoon Al Mubarak est ensuite dévoilé. «Txiki (Begiristain, l’ex-directeur sportif) et Hugo (Viana) ont discuté avec plusieurs coachs. Il y en a un qui nous a dressés un mauvais bilan mais il était très jeune, donc ils sont convaincus que, peut-être, les interrogations sur son comportement, c’est juste un mythe.» Le président de City décide de passer à l’action en exigeant de «débloquer» cette opération rapidement, sous peine de voir d’autres équipes entrer dans la course.

Guardiola et Cherki conquis mutuellement

Le recrutement s’accélère et en juin 2025, Pep Guardiola et l’international français échangent pour la première fois au téléphone. La discussion, au cours de laquelle Guardiola plaisante sur la belle prestation du Français face à l’Espagne (5-4) en Ligue des Nations, confirme l’espoir placé en lui, Guardiola est conquis. «Demain on commence notre nouvelle aventure, et ce sera mieux que la saison dernière, c’est promis», assure l’Espagnol. «Merci, je pense que tu es le meilleur entraîneur au monde», répond l’ancien Lyonnais. «Merci, c’est pour ça qu’on va te signer, à cause de ces mots ! Ferran (Soriano), paie !», sourit Guardiola.

Un an plus tard, Guardiola a été remplacé par son ancien adjoint Enzo Maresca. Manchester City a débuté sa saison par un échec cuisant (3-0) face à Arsenal lors du Community Shield. Entré à l’heure de jeu, Rayan Cherki a été mis sur le banc au profit de Phil Foden, qui semble plaire au nouveau technicien italien.