Nommée le 9 août pour succéder à Gianluigi Buffon, l’ancienne championne olympique Diana Bianchedi a quitté ses fonctions mercredi.
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Diana Bianchedi, qui a succédé au légendaire Gianluigi Buffon au poste de cheffe de délégation de l'équipe d'Italie, a présenté sa démission mercredi en pleine fenêtre internationale, moins de deux mois après son entrée en fonction.
«À la suite des déclarations du ministre des Sports et de la Jeunesse Andrea Abodi et des polémiques qui en ont découlé dans la presse ce mercredi après-midi, je présente ma démission (...) J'ai toujours agi avec sérieux et rectitude, dans le respect des règles et des personnes, pour le bien du sport», a expliqué Mme Bianchedi dans un communiqué. «Mes valeurs ont été injustement remises en cause (...) Je fais un pas de côté pour protéger la sélection de polémiques inutiles», a-t-elle ajouté, à deux jours du match de la Nazionale contre la France.
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La double championne olympique d'escrime, vice-présidente du Comité olympique italien (CONI) et membre du comité d'organisation des JO-2026 de Milan-Cortina, avait été nommée au poste de cheffe de délégation de la Nazionale, une sorte de manager général, le 9 août par le nouveau président de la Fédération italienne de football (FIGC), Giovanni Malago.
Elle ne parvenait pas «à témoigner de la confiance qui lui a été accordée»
Mme Bianchedi a participé mardi à une audience du tribunal du CONI pour la mise sous tutelle de la Fédération italienne d'haltérophilie à laquelle elle était opposée. Le ministre des Sports Andrea Abodi a critiqué mercredi sur la chaîne de télévision Sky sa position, estimant qu'elle ne parvenait pas ainsi «à témoigner de la confiance qui lui a été accordée». Si cette affaire n'a pas de lien direct avec la Nazionale et le football, elle se déroule dans un climat déjà vicié.
M. Malago, qui a succédé à Gabriele Gravina en août, fait lui-même l'objet d'une procédure du CONI qui doit décider si son élection doit être annulée, puisqu'il ne disposait pas d'une licence à la FIGC, comme le requièrent les statuts de l'instance, au moment de l'assemblée extraordinaire élective. En cas d'annulation de cette élection, la FIGC pourrait être mise sous tutelle du CONI. L'Italie sort à peine d'une crise majeure après son échec à se qualifier fin mars pour sa troisième Coupe du monde de suite, ce qui avait contraint M. Gravina, Gianluigi Buffon et le sélectionneur Gennaro Gattuso à démissionner.
De nouveau dirigée par Roberto Mancini, l'Italie s'est inclinée face à la Belgique (2-0) vendredi au Stade olympique de Rome, avant de s'imposer lundi en Turquie (4-1).
