PORTRAIT - Démis de ses fonctions de numéro 3 de la Fifa ce lundi après avoir contesté le projet de son président, le Français de 46 ans a gravi les échelons au sein des instances mondiales avec malice et discrétion.

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Peu le connaissaient il y a encore quelques semaines, avant ce 31 juillet 2026 où Kevin Lamour a donc scellé son sort au poste de numéro 3 de la plus haute instance du football mondial. Farouchement opposé au projet d’investissements privés à la Fifa, avorté, de son patron Gianni Infantino, le directeur des opérations de l’institution siégeant à Zurich a payé sa prise de position trois semaines plus tard. «Il s’agit du projet d’une seule personne, Non seulement ce projet ne doit pas aboutir... mais le moment est venu pour les dirigeants politiques du football de se poser les bonnes questions et de prendre les bonnes décisions (...) Et si cela signifie que je perds mon emploi, qu’il en soit ainsi», avait-il lancé dans un communiqué cinglant visant son supérieur fin juillet.

Des mots prononcés aux yeux du monde, sans le moindre anonymat et au nom de ses «valeurs», qui ont été appréciés dans la haute sphère dirigeante. Quelques heures plus tard, le sulfureux chef de la Fifa Gianni Infantino…