L’équipe de France défie la Roumanie ce mardi (15h) pour une place dans le dernier carré. Comme il y a trois ans. Pour la même réussite au final ?
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L’histoire est un éternel recommencement. Le sport aussi, apparemment. Mais l’équipe de France ne s’imaginait sans doute pas pousser le mimétisme à ce point avant d’affronter la Roumanie en quarts de finale de l’Euro ce mardi (15h). Une formation d’Europe de l’Est contre qui les Bleus se sont inclinés mercredi dernier lors d’une dernière rencontre de la phase de groupes sans incidence pour les hommes d’Andrea Giani, déjà qualifiés pour les 8es de finale en étant assurés de finir premiers. Néanmoins, Antoine Brizard et consorts avaient moyennement apprécié voir les Roumains leur infliger une remontada, eux qui étaient menés deux manches à rien avant d’empocher les trois derniers sets, en sauvant au passage plusieurs balles de match dans le quatrième acte (2/3, 25-16 , 27-25, 20-25, 33-35, 12-15).
Mais pour en revenir à ce curieux mimétisme d’un Euro à l’autre, il faut se souvenir qu’en 2023, l’équipe de France avait également achevé sa phase de groupes avec quatre victoires et une seule défaite, contre… la Roumanie. Une équipe qu’elle avait retrouvée en quarts de finale pour un succès net en trois sets aux allures de revanche, avant de s’incliner aux portes de la finale face à l’Italie chez elle. Un sort qui pourrait se reproduire puisqu’en cas de succès face aux Roumains, les Bleus devraient probablement défier la Squadra Azzura, toujours chez elle, le cadre milanais remplaçant juste le romain d’il y a trois ans. Un scénario digne du film américain Un jour sans fin.
Je pense que ça va être un match très dur, ce n’est pas du tout une autoroute, il faudra bien le souligner.
Trévor Clévenot
Des retrouvailles forcément particulières, même si Trévor Clévenot ne souhaitait pas s’appesantir plus que cela sur cet aspect-là. «On va retrouver la Roumanie comme il y a trois ans, mais c’est le passé, les équipes ne sont pas les mêmes. Je pense que ça va être un match très dur, ce n’est pas du tout une autoroute, il faudra bien le souligner. C’est plutôt un chemin de boue avec beaucoup de bons joueurs en face.» Une opinion partagée par son collègue et accessoirement capitaine Antoine Brizard : «On ne va pas jouer une formation roumaine qui n’était pas censée être là et a créé la surprise, mais on va jouer une équipe qui est en quarts de finale de l’Euro, qui joue bien au volley et nous a mis en grande difficulté sur le dernier match de poule. Cela va être un gros match».
Avec néanmoins cet avantage que des Bleus avertis pourraient bien en valoir le double avant ce quart aux allures de match piège face au redoutable Cristian-Daniel Chitigoi (28 points contre les Bleus mercredi dernier) et ses partenaires, transfigurés après un début de compétition très médiocre (deux défaites lors de leurs trois premiers matches, dont une qui paraissait rédhibitoire face à la Lettonie). Mais au-delà du niveau des Roumains, le danger, pour la France résidera essentiellement dans sa jeunesse, et son inexpérience à un tel niveau qui menace de la rattraper à tout moment. Même si le 8e de finale remporté d’une main de fer face au Portugal (3/0) a plutôt rassuré dans ce domaine. Et qu’encore une fois, le fait d’avoir perdu en poules contre ces Roumains devrait prémunir les Mathis Henno et consorts de tout excès de confiance mal placé.
