Capitaine de l’équipe de France, Antoine Brizard ne cachait pas sa joie après la victoire des siens face à la Finlande, vendredi, en demi-finale de l’Euro.

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«Personne n'y aurait cru», a savouré Antoine Brizard après la qualification des Bleus pour la finale de l'Euro de volley, un objectif atteint vendredi en battant la Finlande (3-1), et une fierté pour le capitaine tricolore.

Que représente le fait de rejouer une finale européenne, 11 ans après la dernière ?

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«C'est fou, on est trop contents, on est fiers, c'est un sentiment bizarre, parce que le match était bizarre. Il y avait un rythme particulier, leur passeur s'est blessé à l'échauffement, donc on ne savait pas contre qui on allait jouer. Je les ai sentis (les Finlandais, NDLR) aussi un peu en dedans physiquement, et quand on les a laissés jouer au deuxième set, ils l'ont pris direct. On était un peu sous pression aussi. Est-ce qu'on a fait la différence physiquement ? Je ne sais pas, mais on a saisi les opportunités qu'on avait, on a repris notre jeu.»

Le but cet été était de créer une identité, avec une jeunesse montante. Cette finale est-elle un bon signe ?

«Personne n'y aurait cru au 18 mai quand on a repris, c'est génial. Il reste un match pour se qualifier aux Jeux olympiques (le vainqueur obtient son ticket pour Los Angeles, NDLR) et au-delà de ça, on a créé une équipe, un style de jeu, tout ça c'est encore plus important. J'y croyais de fou (en ce projet) sinon je ne serais pas venu, je les connais, je les ai vus jouer. C'est un challenge qui m'anime, je voulais voir une équipe prendre forme, que certains joueurs se mettent sur les rails de la performance, de l'exigence, etc. Cela prend, et c'est beau à voir, c'est super satisfaisant.»

La Pologne a encore frappé fort contre la Slovénie en demi-finale (3-0), vous allez forcément jouer libérés samedi ?

«C'est sûr qu'on aura moins de pression que ce soir. Ils sont favoris, c'est la meilleure équipe du monde, mais on a une carte à jouer. La Slovénie en avait une aujourd'hui, ils n'ont pas saisi les opportunités quand ils les ont eues. Ce qui n'est pas facile contre la Pologne, mais il faut y croire. Si tu n'y crois pas et que tu n'y vas pas à fond, en essayant de saisir toutes les opportunités que tu as, ça ne passe pas. La Slovénie, au premier set, a une défense facile pour faire 23-23. Et il faut prendre ce genre de ballon. On verra demain. Il faudra être bon partout. On essaie depuis le début.»

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Propos recueillis en zone mixte par Laurie VEYRIER