Le futur sélectionneur des Bleus va installer le champion du monde 1998 au poste d’entraîneur des gardiens. Un choix fort, alors que Fabien Barthez n’affiche qu’une expérience limitée dans l’encadrement.

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Le retour de Fabien Barthez chez les Bleus ne manque pas de piquant. Vainqueur de la Ligue des champions avec Marseille en 1993, champion du monde en 1998, champion d’Europe en 2000, finaliste de la Coupe du monde en 2006... Un gardien emblématique tant en club qu’en équipe de France. Et, le «Divin Chauve» va désormais changer de costume, un habit prestigieux mais qui reste à tailler car l’Ariégeois affiche une expérience très limitée avant de prendre ses nouvelles fonctions.

À 54 ans, l’ancien gardien de l’équipe de France n’a jamais occupé un véritable poste d’entraîneur des gardiens au plus haut niveau. Depuis la fin de sa carrière en 2007, son parcours dans l’encadrement est resté ponctuel. Il avait intégré le staff de Laurent Blanc chez les Bleus comme conseiller technique auprès des gardiens en 2012, avant de devenir directeur général de Luzenac un an plus tard (2013-2014), et de finir en tant que consultant auprès du Toulouse FC lors de la saison 2020-2021. Un passage dont certains acteurs gardent un souvenir positif (à l’image de Damien Comolli, ancien DG du TFC), mais qui reste bref.

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Une expérience bien plus légère que celle de son prédécesseur

Le contraste avec Franck Raviot, qui occupait cette fonction sous Didier Deschamps, est saisissant. Arrivé dans le groupe A en 2010 après une décennie auprès des gardiens de l’équipe de France Espoirs, c’est d’ailleurs chez les Bleuets qu’il a prodigué ses premiers conseils à Hugo Lloris et Steve Mandanda. La FFF recense notamment son DEF, son Certificat de formateur et son Certificat d’entraîneur de gardien de but. Il intervient également à l’INF Clairefontaine dans la formation des gardiens.

Barthez, lui, arrive avec l’argument de son vécu. Et celui-ci est aussi précieux qu’immense. En tant que gardien de très haut niveau pendant plus d’une décennie, le champion du monde connaît indéniablement mieux que personne les exigences du poste au plus haut sommet. Mais transmettre ce vécu quotidiennement à des gardiens internationaux sera sans doute une autre affaire même si le travail d’un entraîneur de gardien en sélection, lors de rassemblements éphémères, n’est pas le même que celui en club, sur la durée.

Le diplôme, un dossier encore flou

Reste également la question du certificat d’entraîneur de gardien de but (CEGBG). Le diplôme de Fabien Barthez n’apparaît pas dans les éléments officiels communiqués par la FFF, sans permettre pour autant d’affirmer qu’il ne le possède pas. Peut-être est-il simplement en cours de régulation. En tout cas, cette situation ne semble pas constituer un obstacle pour Zinédine Zidane, qui pourrait se renseigner auprès des instances afin que son ancien coéquipier puisse passer la certification. La FFF organise toujours des formations CEGB, y compris au niveau professionnel, et publie régulièrement les listes de candidats admis et de diplômés.

Une situation familière au nouveau sélectionneur puisqu’il a lui-même connu la musique. En 2014, Zidane avait été suspendu en Espagne alors qu’il entraînait la réserve du Real Madrid sans posséder la licence requise. Il avait ensuite obtenu sa licence professionnelle UEFA en 2015. Une vieille histoire de diplômes, cette fois-ci beaucoup moins anecdotique, qui donne un relief particulier à la situation de son futur entraîneur des gardiens.