Une enquête préliminaire contre Nasser al-Khelaïfi pour prise illégale d’intérêts en France a été ouverte, annonce ce dimanche le parquet de Paris.

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Nasser al-Khelaïfi, président du PSG et de Bein Media Group, est visé par une enquête préliminaire à Paris pour prise illégale d’intérêts lors d’une réunion sur les droits télé avec la Ligue de football professionnel (LFP) en juillet 2024, a indiqué dimanche le parquet de Paris. Ces investigations, révélées par le journal L’Equipe, ont été ouvertes le 24 avril 2026 et confiées à la Brigade financière anti-corruption (BFAC), à la suite d’un signalement de l’association Anticor, a précisé le ministère public.

Selon une source proche du dossier, l’association de lutte contre la corruption reproche notamment à Nasser al-Khelaïfi d’avoir participé à cette réunion «relative à la validation de l’offre de beIN Sports, alors qu’il était également président de beIN Media Group». En agissant ainsi, M. al-Khelaïfi a «pris un intérêt de nature à compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité, dans une opération pour laquelle il avait la charge d’assurer la surveillance», a estimé Anticor dans son signalement, explique la source proche du dossier. Ces accusations sont vivement contestées par la défense.

Les allégations portées à l’encontre de M. Nasser al-Khelaïfi sont sans fondement: ni juridique ni factuel

Me Renaud Semerdjian, avocat du président du PSG

«Les allégations portées à l’encontre de M. Nasser al-Khelaïfi sont sans fondement: ni juridique ni factuel», a réagi dimanche auprès de l’AFP son avocat, Me Renaud Semerdjian. Son client «a toujours agi de manière indépendante, impartiale et objective, et ce, en toutes circonstances», a-t-il insisté.

L’affaire remonte à une réunion préparatoire en juillet 2024, en visio, pour l’attribution des droits de diffusion du foot, dont les images ont ensuite été rendues publiques par l’émission de France 2 Complément d’enquête et L’Equipe. Elles montrent de vives tensions entre le président du PSG Nasser al-Khelaïfi et d’autres présidents de club de Ligue 1.

Cette réunion se tenait au lendemain d’une offre à 100 millions d’euros de beIN Sports à la LFP pour la diffusion d’un match de la Ligue 1 par semaine. La LFP avait finalement accepté l’offre de beIN. M. al-Khelaïfi aurait «exercé de fortes pressions sur les autres présidents des clubs de Ligue 1, dans le but que l’offre proposée par beIN Sports soit acceptée» et sous-entendu «qu’il (était) à l’origine» de cette offre, affirme Anticor, d’après la source proche du dossier.