Très attendu sur la classique basque, le Belge, dauphin de Tadej Pogacar à Paris, s’est offert un quatrième titre record à Saint-Sébastien.

Passer la publicité Passer la publicitéObjectif rempli pour Remco Evenepoel. Une semaine après son magnifique Tour de France (deux victoires d’étape), conclu à la deuxième place derrière Tadej Pogacar, le Belge de Red Bull-Bora Hansgrohe arrivait à Saint-Sébastien en quête d’un quatrième succès record au Pays Basque. Objectif entièrement assumé et parfaitement accompli par l’ancien champion du monde, qui s’est imposé au sprint devant Richard Carapaz, qui avait lui aussi brillé lors du dernier Tour, en particulier lors d’une troisième semaine royale, avec des victoires à Orcières Merlette et à l’Alpe d’Huez.

Mais Evenepoel était trop fort, lui qui s’est toujours imposé lorsqu’il a pris le départ de la «Clasicoa», où il s’était révélé une première fois au monde lors de son premier bouquet en 2019. Absent des deux dernières éditions, le Belge était de retour en chasseur, donc, du record de l’épreuve, et tout aurait pu basculer à la suite d’une crevaison survenue à 50 kilomètres du terme. Mais le métronome belge n’a pas paniqué pour faire son retard.

«J’ai eu une crevaison, j’ai dû revenir, fallait être patient et ne pas précipiter le retour, a convenu le vainqueur à l’arrivée. Quelle belle journée avec une nouvelle victoire ici. Carapaz était très très fort mais je suis satisfait du résultat. J’étais en confiance, avec de très bonnes sensations, de bonnes jambes aujourd’hui».

Place aux Mondiaux désormais

Échappé avec son rival équatorien dans l’ultime difficulté du jour, la courte mais très raide côte de Murgil, Evenepoel a logiquement remporté la mise au sprint, tout en puissance, avant de fêter ce succès record avec le signe «4» de la main. Sa deuxième victoire de la semaine, après une victoire sur un critérium à la maison, au lendemain de l’arrivée à Paris.

Place dorénavant à du repos pour le double champion olympique, qui ne participera pas à la Vuelta mais lorgne directement le Canada et les championnats du monde du Québec. «La priorité désormais est le titre de champion du monde», n’a pas caché celui qui avait décroché le maillot irisé une première fois à l’autre bout du monde, à Wollongong (Australie), en 2022.