Le Slovène est revenu sur le regard noir adressé au Français dans le Col de Sarenne, lors du Tour de France 2026, et a révélé l’avoir surnommé «Pantani», en hommage à la légende italienne.

Passer la publicité Passer la publicitéMalgré le dégoût de la concurrence par sa maîtrise totale et son niveau sans failles, le patron du Tour a de l’humour. Lors de la 20e étape du Tour de France, dernière chance de bouleverser le classement général, la formation Decathlon CMA CGM de Paul Seixas a tenté de renverser la formation UAE Emirates en chipant la troisième place du podium d’Isaac Del Toro pour y placer son prodige tricolore.

Nicolas Prodhomme, au service de Paul Seixas, a tenté de prendre quelques mètres d’avance sur le groupe des favoris afin de mettre la pression sur ses adversaires émiratis... avant d’être recadré fermement par le maître en personne. Le maillot jaune a repris sa place à l’avant avec autorité en fixant longuement le grimpeur français derrière ses lunettes avant de glisser quelques mots, histoire de montrer qui était le vrai patron du peloton.

Tadej Pogacar, qui va disputer la Vuelta, est revenu sur cette action qui peut rappeler celle de Lance Armstrong - septuple vainqueur déchu de la Grande Boucle - lorsque l’Américain malmenait la concurrence grâce à la tricherie du dopage. «Au sein de l’équipe, on l’appelait déjà en plaisantant “Pantani”, car il semblait toujours avoir de très bonnes jambes pour la dernière ascension. Il accélérait à chaque fois. Il étirait toujours le peloton, surtout sur les 500 premiers mètres de la montée», a déclaré Pogacar, invité sur le podcast slovène Val 202 . Un surnom flatteur puisqu’il s’agit de Marco Pantani, mythique grimpeur italien auteur du doublé Giro-Tour en 1998.

«Ça ne nous a pas vraiment plu au sein de l’équipe...»

Si le Slovène a adressé des éloges au Français, qui a réalisé une jolie Grande Boucle, il a pourtant assuré ne pas avoir apprécié ce mouvement de course. «Honnêtement, ça ne nous a pas vraiment plu au sein de l’équipe. Je me suis donc placé à ses côtés et je l’ai regardé comme pour lui dire : «Qu’est-ce que j’ai raté ? Qu’est-ce que j’ai raté ?», a confié le meilleur coureur de la planète, qui comprend toutefois cette tentative.

«Mais ils devaient rendre la course difficile. Ils devaient essayer. Pour Paul Seixas, c’était la dernière occasion de se battre pour un podium. Ça n’a tout simplement pas marché pour eux. Mais si les choses s’étaient déroulées différemment, Isaac aurait pu perdre le maillot blanc. Et dans des moments comme celui-là, il faut aussi jouer un peu sur le plan psychologique avec ses rivaux», a conclu Pogacar à ce sujet, qui n’a pas vraiment besoin de ce paramètre pour écraser la concurrence, tout comme sa formation.