Le Français a répondu au quintuple vainqueur du Tour de France en évoquant aussi l’épisode au cours duquel le Slovène lui avait lancé un regard noir dans la montée du col de Sarenne.
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Coéquipier de Paul Seixas sur le Tour de France, Nicolas Prodhomme fut une des révélations du Tour de France. 16e du classement général, le coureur a joué à merveille son rôle de lieutenant pour le leader de l’équipe Decathlon CMA CGM, notamment en montagne. À tel point qu’il a impressionné Tadej Pogacar qui lui a trouvé un surnom : Marco Pantani. «Au sein de l’équipe, on l’appelait déjà en plaisantant “Pantani”, car il semblait toujours avoir de très bonnes jambes pour la dernière ascension. Il accélérait à chaque fois. Il étirait toujours le peloton, surtout sur les 500 premiers mètres de la montée», a déclaré Pogacar, invité sur le podcast slovène Val 202 .
Une référence à Pantani qu’il prend «avec humour»
Le surnom est plutôt flatteur même si le Transalpin a connu une fin de carrière assombrie par un contrôle antidopage positif sur le Tour d’Italie, entraînant son exclusion, cinq ans avant son décès après une longue dépression.
Je le prends avec humour et du côté positif. »
Nicolas Prodhomme
Dans un entretien accordé à Vélofuté, le grimpeur né en Normandie est revenu sur cet épisode : «Je me fais pas mal chambrer par mes coéquipiers là-dessus, effectivement. Honnêtement, je ne me reconnais pas trop en Pantani et je préférerais qu’il m’appelle plutôt par mon nom [rires]. Après, quand je lis l’explication de ce surnom, c’est plutôt un beau compliment. Donc je le prends avec humour et du côté positif.»
Il n’y a aucun problème entre nous
Nicolas Prodhomme évoquant le regard que lui a lancé Pogacar
Prodhomme a aussi évoqué le regard noir que lui avait lancé Tadej Pogacar dans la montée vers le col de Sarenne. Le Slovène n’avait pas vraiment apprécié que le Français durcisse la course à ce moment-là de l’ascension et lui avait fait savoir en le fixant des yeux. Une incompréhension, a souligné le coureur français de 29 ans. «C’était surtout un problème de communication avec la voiture. Je devais durcir la course, mais pas exactement à ce moment-là. Les oreillettes ne fonctionnaient pas parfaitement, j’ai donc accéléré très fort sur une courte période alors que l’action prévue devait arriver quelques kilomètres plus tard», a-t-il expliqué avant d’ajouter : «Je pense qu’il s’est simplement demandé pourquoi je faisais ça. Sur le moment, je n’avais même pas remarqué son regard : j’étais occupé par la radio et mon compteur. Il n’y a aucun problème entre nous. On a déjà discuté du placement dans le peloton, il y a du respect, et il m’a même félicité après l’étape du Markstein où j’avais durci la course.»
