En pleine crise traversée par la Fifa, Gianni Infantino fait une nouvelle fois l’objet de vives critiques. Cette fois, c’est le Premier ministre canadien Mark Carney qui a déclaré ce mercredi n’avoir aucune confiance envers le président de l’instance mondiale.
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Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré mercredi n'avoir «aucune confiance» en Gianni Infantino, le président de la Fifa fragilisé après un projet finalement avorté d'ouverture de l'instance mondiale aux investisseurs privés.
«L'idée qu’une bonne gouvernance consiste à ne pas divulguer d'informations à ses plus proches conseillers (...) c'est fatal», a ajouté Mark Carney devant la presse après que le Canada a accueilli le Mondial 2026 aux côtés des Etats-Unis et du Mexique.
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Le Premier ministre libéral (centre-gauche), qui a lui-même précédemment dirigé des organisations, dont la Banque d’Angleterre de 2013 à 2020, a estimé que «ce n’est pas ainsi qu’on dirige une entreprise, même petite, et encore moins une institution avec des responsabilités internationales». Assailli de critiques, Gianni Infantino a tenu mercredi matin au Maroc une réunion de crise avec de hauts responsables de l’organisation.
Pressions extérieures
À la tête de la Fifa depuis dix ans, Gianni Infantino a multiplié les projets clivants, jusqu’à annoncer la semaine dernière vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Entreprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l’instance et les tournois, comme les Coupes du monde, avec l’arrivée d’investisseurs privés.
Depuis lors, la contestation au sein de la Fifa vient s’ajouter aux pressions extérieures venant notamment de la puissante UEFA mais aussi de la Concacaf (confédération nord-américaine et des Caraïbes) qui, après avoir torpillé le projet de FFE, a critiqué directement Infantino.
Infantino est pour l’instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Fifa, lors d’un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.
