PORTRAIT – Finaliste ce mardi sur le 100m nage libre, la Française de 29 ans, qui a dû surmonter bien des obstacles dans sa carrière, rêve d’un podium.

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Échouer. Rebondir. Partir. Pour mieux revenir. Après son échec aux Jeux de Paris – éliminée aussi bien en demi-finales du 100m nage libre que du 100m papillon –, Marie Wattel venait de toucher le fond de la piscine. «Je crois qu’à l’issue de ma dernière course, j’ai vu mes parents et je leur ai dit que c’était terminé», se souvient-elle, les yeux humides. Une réaction à chaud qu’elle a ensuite prise le temps de soupeser, d’analyser. «Je pense que j’avais tellement donné pour Paris 2024, et aussi pour Tokyo 2021, que je me suis posé des questions. Pour les derniers Jeux, j’avais des ambitions très élevées et tout s’est effondré au fur et à mesure de la préparation, avec beaucoup de blessures. Cela a été la source de beaucoup de souffrance et de frustration. Évidemment, c’est la dure loi du sport de haut niveau, mais cela pousse à se remettre en question : est-ce que ça vaut le coup de repartir pour quatre ans si c’est pour souffrir comme ça ?»