Même s’il a été battu pour l’or ce jeudi par le Hongrois Kristof Milak, le nageur calédonien de 27 ans se satisfaisait de sa 2e place, après sa fracture au pied gauche d’il y a deux mois.
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Comment analysez-vous cette médaille d’argent , après avoir mené la course à mi-parcours ?
Maxime Grousset : Franchement, j’ai fait une belle course. Je me suis laissé aller. Je pense que je pouvais partir un petit peu plus vite, mais je ne voulais pas trop me crisper dès le début. Il aurait fallu peut-être que je mette une plus grosse pression, partir en 22’’7, un truc un peu plus énervé, pour que les autres se crispent peut-être un peu plus sur le retour pour essayer de me rattraper. En tout cas, j’ai bien aimé faire la course en patron. Avec ce 49’’7, je ne suis pas loin de mon meilleur temps (49’’62). Milak a fait un énorme retour. Il a été plus fort aujourd’hui, c’est tout.
Vous avez réussi à monter en régime à chaque tour sur ce 100m papillon…
C’est exactement ce que j’ai fait et je suis fier de l’avoir fait comme ça, en maîtrise au début et après, en lâchant complètement les chevaux. C’est sûr que la préparation ne m’a pas aidé, mais en tout cas, si je fais un tel temps aujourd’hui, c’est que je méritais de faire ça.
J’ai craqué sur les 10 derniers mètres.
Maxime Grousset
On avait parlé de record du monde avant la blessure. Finalement, avec une blessure, arriver à faire 49’’7...
(Il coupe) Ça veut dire qu’on ne l’oublie pas ce record du monde, c’est clair. Quand je me suis senti partir et que j’ai craqué sur les 10 derniers mètres, j’ai cru que je pouvais aller au bout de ce truc et faire un petit 26 secondes au retour pour me rapprocher encore du record du monde. Je n’en suis pas si loin. Sur un 100 mètres, ça se fait.
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Avez-vous déjà été aussi heureux après une médaille d’argent ?
Oui, je pense, lors de la première au 50m pap’ mardi soir qui m’a libéré du truc de me dire : «Je suis blessé, etc.» De savoir qu’après ma préparation délicate, j’étais encore capable de faire mes meilleurs chronos, cela m’a fait beaucoup de bien et j’étais plus heureux qu’aujourd’hui sur un 100m papillon, une course qui me fait encore plus kiffer. Je voulais faire premier. Là, il a été plus fort que moi et j’ai quand même un peu les boules de faire deuxième. Mais je pense que si on n’était pas en France, ça aurait été plus dur parce que là, en étant deuxième, j’ai l’impression que j’ai fait champion olympique. C’était super de vivre ça avec le public.
Une médaille d’or, deux médailles d’argent et il me reste encore trois courses avec le 50m nage libre et deux relais.
Maxime Grousset
C’est le souvenir que vous allez garder de ces Championnats d’Europe ?
Oui, c’est ça que je vais garder de l’expérience parisienne. Pour l’instant, une médaille d’or, deux médailles d’argent et il me reste encore trois courses, je crois, avec le 50m nage libre et deux relais. Finalement, je ne suis plus blessé, j’ai de l’énergie, j’ai fait 49’’7 aujourd’hui, alors je peux y aller !
