Découvrez les réactions des Français en lice ce vendredi matin en séries. Un clan hexagonal auteur d’un quasi sans-faute pour s’inviter en demi-finales.
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Analia Pigree (17e temps des séries du 50m nage libre mais qualifiée, 25’’04) : «Je me suis sentie très molle. C’est vrai qu’hier soir, je n’ai pas beaucoup dormi, parce que je n’arrivais pas, j’ai pris trop de caféine (rires). Mais je suis qualifiée, c’est l’essentiel. Je sais que j’ai beaucoup mieux dans les jambes et les bras. Maintenant, il faut que je me remette sur le ventre (elle la dossiste). Je pense que c’est ça qui est le plus dur, de switcher et de reprendre sa technique sur le ventre. Mais le fait que je sois dans les deux premières Françaises, c’est une autre chance pour faire mieux. On va essayer de chercher cette finale européenne que je n’ai jamais eue en crawl. Je pense que je peux passer en dessous des 25 secondes, et peut-être même battre mon record de 24’’6.»
Marie Wattel (20e temps des séries du 50m nage libre, 25’’13) : «Je me sentais quand même un peu mieux qu’hier. En tout cas, j’ai essayé de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de m’activer en me réveillant plus tôt. Mais je me sens un peu à plat malheureusement. Donc, je vais avoir une discussion avec le staff parce qu’il y a le relais 4x100m nage libre mixte ce soir et c’est dur d’évaluer mon état de forme. Je sais qu’avec le public, je peux toujours me surpasser. Mais il faut aussi que je sois lucide, donc on va voir un petit peu tout ça. Après, j’aurais bien aimé faire une demi-finale, mais bon, je n’ai pas beaucoup de peps. Donc sur un 50m, ça coince tout de suite. D’autant plus sur une course que je ne maîtrise pas bien.»
Béryl Gastaldello (6e temps des séries du 50m nage libre, 24’’65) : «On ne peut pas se permettre dans un niveau aussi relevé de ne pas avoir le maximum d’influx le soir ou le matin d’ailleurs. Donc j’ai fait le choix de renoncer au 100m dos et j’en suis ravie. C’est un petit peu décevant parce que je m’entraîne aussi pour le faire, mais le programme est tel quel et le fait que je passe en demies me confirme que c’était le bon choix. Je ne vais pas faire une demi-finale juste pour faire une demi-finale. Franchement, j’avais vraiment envie d’avoir le public ce soir, de mettre une nouvelle combinaison qui sera toute noire, je vous préviens. Attention, ça va choquer tout le monde. Même moi, ça m’a choquée. Je m’étais dit : «Je la réserve pour la demie et après, on verra.» Cette finale, il va falloir aller la chercher dans la fluidité et la bonne énergie. J’étais un peu stressée ce matin parce que rien n’est jamais acquis. Je fais une très bonne compétition, même si ça ne se voit pas tant que ça, mais je le fais à mon niveau. Je n’ai pas encore passé un cap et je me dis que c’est une opportunité en plus de pouvoir passer un palier sur cette course. Et moi, je n’abandonne jamais.»
Carl Aitkaci (13e temps des séries du 50m brasse, 27’’17) : «C’est top. Je fais vraiment une belle course, sauf les dix derniers mètres où je patine un peu. Mais on sait qu’en 50, c’est beaucoup de détails. Il faut être très précis. Je pense que je peux encore aller plus vite cet après-midi. L’objectif, ça va être de forcément faire mieux et d’aller chercher la finale pour demain. Je sens que je suis toujours à mon top niveau, je ne fatigue pas trop. Après, les deux jours off m’ont permis de bien récupérer parce qu’après le relais, c’était beaucoup d’émotions, de fatigue. Mais là, je suis de nouveau prêt à performer. Je pense qu’enchaîner les tours, ça m’aide à progresser. Je vais essayer de continuer à monter en puissance jusqu’à la fin.»