Les deux cadors de la Betclic Elite se sont imposées dans la douleur ce dimanche.
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L'Asvel et Paris ont souffert mais ont aligné une cinquième victoire en autant de journées d'Élite de basket, contre Nancy (78-74) et à Roanne (96-75), pour rejoindre Dijon en tête, avant que l'Elan béarnais ne s'adjuge le 115e «Classique» contre Limoges (85-81).
Sur la pente raide en Euroligue (3 défaites de suite pour les Villeurbannais, 4 pour les Parisiens), les deux gros bras sont toujours invaincus en championnat. Mais ils n'ont pas été souverains dimanche, surtout l'équipe de Tony Parker, qui jouait devant son public mais est restée jusqu'au bout sous la menace des Nancéiens.
Ces derniers ont en effet eu à deux reprises la possession pour égaliser dans les deux dernières minutes (76-74), gâchées par Micheal Weathers, tombé dans le piège tendu par le vétéran Patty Mills (faute offensive) avant de perdre la balle à 30 secondes de la fin. Du haut de ses 19 ans, Marc-Owen Fodzo-Dada est ensuite allé chercher et marquer les deux lancers-francs de la gagne face à son club formateur.
Les Parisiens ont, eux, moins souffert, mais l'écart de 21 points est trompeur pour une équipe qui a été malmenée pendant trois quart-temps et a dû faire sans meneur en l'absence de Nadir Hifi, Frank Ntilikina (convalescents) et Tyson Etienne, ménagé.
Joël Ayayi en sauveur
TJ Warren était lui aussi trop juste, Jared Rhoden a été exclu après 15 minutes de jeu pour deux fautes flagrantes sur la même action, Mouhamed Faye comptait trois fautes dès le premier quart-temps.
Mais les vice-champions de France s'en sont finalement sorti en torpillant dans le dernier quart-temps la Chorale (32-9), qui a explosé dans cette revanche de la finale de la Supercoupe en ouverture de la saison (81-59 pour Paris). Ils ont notamment pu compter sur l'activité de Joël Ayayi (26 pts, 6 rebonds, 7 passes décisives et 2 interceptions, 30 d'évaluation), qui a égalisé son record de points en Elite après s'être relayé à la mène avec Terry Tarpey et Sebastien Herrera.
Pau-Lacq-Orthez a de son côté remporté le premier «Classique» depuis 3 ans et demi en résistant à domicile au retour de Limoges. Le CSP, le «coeur lourd» après l'incendie de l'Hôtel de ville de Limoges en marge des manifestations du 17 octobre, est passé proche d'effacer un retard de 18 points en début de troisième quart-temps (68-47), puis de sept à 30 secondes de la fin (81-74).
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Revenu à deux petites unités une poignée de secondes plus tard (81-79), il a fini par s'incliner contre le promu béarnais, qui a fait preuve de sang froid sur la ligne des lancers-francs en toute fin de match.
