LE SCAN SPORT - Depuis le début de la compétition à Birmingham, les tribunes sont désespérément clairsemées. Une situation inédite dans un pays où la tradition de l’athlétisme est pourtant forte.

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Les organisateurs des Championnats d’Europe d’athlétisme à Birmingham se retrouvent depuis le début de la compétition sous le feu des critiques. Lundi soir, la Britannique Amy Hunt a remporté à domicile le 100 mètres féminin devant des tribunes à moitié vides. Une performance qui aurait dû faire lever les foules mais le stade de Birmingham, qui peut accueillir 23.000 personnes affichait officiellement 13.000 spectateurs.

Le prix des places pointé du doigt

De l’avis des médias britannique et des observateurs sur place, ce chiffre a même été probablement gonflé. « C’est un peu décevant du point de vue des spectateurs. Surtout dans la ligne droite opposée. Il n’y a presque personne dans les tribunes», a regretté Steve Cram, l’ancien champion du monde du demi-fond et commentateur pour la BBC, déçu par cette fête de l’athlétisme qui n’en est pas vraiment une dans le royaume.

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«Birmingham 2026 se réjouit des ventes de billets pour le tournoi, qui ont largement dépassé nos objectifs», a rétorqué un porte-parole de l’événement ajoutant que 50% des billets étaient proposés à moins de 30 livres : «Les sessions du vendredi, samedi et dimanche soir affichent presque complet, et plusieurs autres sessions sont proches de la capacité maximale. Il est encore possible d’assister aux championnats à des prix incroyablement avantageux.» Ce mercredi, Le Figaro a toutefois constaté qu’il restait beaucoup de places disponibles pour les sessions à venir.

Cette faible affluence dans un pays au passé prestigieux en athlétisme fait tache alors que Londres s’apprête à présenter sa candidature pour accueillir les Championnats du monde en 2029. Mais elle s’explique aisément avec un prix de places jugé «exorbitant» par Nick Harwell, l’agent de la sprinteuse britannique d’Amy Hunt. En début de compétition, les places les moins chères étaient mises sur le marché à 40 livres, soit 55 euros et les prix montaient jusqu’à 130 euros pour les sièges les mieux placés.

21 euros pour un sandwich au porc grillé

La tarification pour entrer dans le stade Alexander n’explique pas tout. Les prix de toutes les prestations secondaires ont aussi fait grincer les dents des les spectateurs, relèvent Le Guardian et The Times. Ceux-ci doivent débourser 26 euros pour utiliser le service de navettes pour atteindre l’enceinte rapidement. On peut s’y rendre en marchant quarante-cinq minutes et en se garant mais le tarif est tout de même de 20 euros. La restauration n’échappe pas à cette envolée des prix : 21 euros pour un sandwich au porc grillé, 17 euros pour un hot dog et 4,50 euros pour une bouteille d’eau.