En prenant le meilleur sur Ben Shelton en finale de l’US Open, Alexander Zverev a pu soulever le deuxième titre en Grand Chelem de sa carrière (6−3, 7–6, 5–7, 6–2). Un cru 2026 de très bonne facture pour le numéro deux mondial qui a longtemps eu cette image de perdant dans les grands rendez‐vous.
Des résultats suffisants, selon certains fans, pour parler d’un cap franchi dans le jeu par l’Allemand. Très attentif à la situation du circuit, Andy Roddick n’est pas de cet avis. Dans son podcast Served with Andy Roddick, l’ancien numéro un mondial estime que le champion olympique de Tokyo avait déjà l’arsenal tennistique nécessaire pour triompher en majeur. Seulement, l’aspect mental pouvait pêcher au moment de conclure.
« Je sais que tout le monde va maintenant dire que c’est le nouveau Zverev et qu’il joue mieux que jamais. C’était déjà un grand joueur avant Roland‐Garros, mais il avait des problèmes psychologiques pour conclure les matchs et remporter un Grand Chelem. C’est tout. Il n’a pas tout changé. Il a évoqué le fait d’avoir plus de liberté à Wimbledon et d’en avoir davantage ici. Tu t’imagines arriver à ce tournoi s’il n’en avait jamais remporté un, s’il avait perdu une finale à Wimbledon et une à Roland‐Garros ? Qu’est-ce qui a changé ? Il a réussi à franchir la ligne d’arrivée à Roland‐Garros. Et il a failli perdre ce match ! Il était tellement tendu au quatrième set qu’il a failli laisser filer la victoire, mais il s’en est sorti. S’il y est parvenu, ce n’est pas parce qu’il a joué de manière exceptionnelle lors de cette finale, ni parce qu’il était devenu une autre personne. C’est parce qu’il s’est retrouvé dans cette situation suffisamment de fois », a commenté le champion de l’US Open 2003, dans des propos relayés par Punto de Break.
Publié le mardi 15 septembre 2026 à 08:26
